| Cass, civ, 1re, 14 dcembre 2004, Société Navifret |
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| Cour de cassation - 1re chambre civile |
| Écrit par PH |
| Vendredi, 22 Mai 2009 17:40 |
Cass, civ, 1re, 14 dcembre 2004, Société Navifret
I- Faits Un affréteur gabonais souscrit une police d’assurance auprès des compagnies gabonaises. le navire sombre. La société navifret cède à son PDG ses droits et actions résultant des polices d’assurance. La compagnie refuse de régler les indemnités. Le PDG les assigne en paiement devant le TC de Marseille en se prévalant de sa nationalité française. II- Procédure La compagnie d’assurance gabonaise oppose l’incompétence de la juridiction saisie au profit du tribunal de Libreville en soutenant que la cession était irrégulière et frauduleuse en vue de créer un élément de rattachement artificiel pour les soustraire à leurs juges naturels. la cour d’appel d’Aix déboute la compagnie. Elle se pourvoit en cassation et fait grief à l’arrêt d’appel d’avoir rejeté cette exception d’incompétence :
III- Question de droit À partir de quels éléments déterminer la compétence des tribunaux français dans un différend opposant un national à un étranger ? IV- Solution La compétence des tribunaux français est fondée selon l’article 14 non sur les droits nés des faits litigieux mais sur la nationalité des parties sauf preuve d’une fraude destinée à donner artificiellement compétence à la juridiction française pour soustraire le débiteur à ses juges naturels. La cour d’appel a souverainement retenu que la preuve de la fraude n’était pas rapportée. Rejet.
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